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Les éoliennes modifient-elles le climat européen ?

Les éoliennes modifient-elles le climat européen ?A votre avis, le développement des fermes éoliennes en Europe modifie t-il le climat à l’échelle du continent ? Il semblerait que cela soit effectivement le cas, mais dans une proportion “extrêmement faible“, conclut une étude menée par des chercheurs du CNRS, du CEA et de l’UVSQ**.

Ces conclusions ont étéétablies à partir de simulations climatiques qui intègrent l’effet sur l’atmosphère des fermes éoliennes situées en Europe et qui résultent d’un scénario réaliste prévoyant le doublement de la production éolienne d’ici 2020, conformément aux engagements des pays européens. Publiés sur le site de la revue Nature Communications le 11 février 2014, ces travaux soulignent l’importance d’effectuer de nouvelles études afin d’évaluer l’impact du développement de l’éolien à l’horizon 2050.

Les effets provoqués par un déploiement massif des installations de production d’énergie éolienne (souvent appelées fermes éoliennes) n’avaient pas encore été bien quantifiés jusqu’à présent. Toutefois, en s’appuyant sur des scénarios idéalisés de déploiement de fermes éoliennes géantes, plusieurs études récentes avaient révélé que la circulation atmosphérique pouvait être modifiée, tout comme les températures et les précipitations. A proximité de telles fermes, une augmentation significative des températures, en particulier la nuit, avait été observée. Il s’avère que durant la nuit, les éoliennes brassent davantage l’atmosphère que pendant la journée, ce qui limite le refroidissement près du sol. Pourtant, aucune étude n’avait pour l’instant tenté de quantifier l’effet climatique d’un scénario réaliste de développement de la production éolienne à l’échelle d’un continent.

En Europe, cette question est particulièrement importante car conformément aux engagements des pays européens, la production d’énergie éolienne devrait doubler entre 2012 et 2020.

Dans cette étude, les scientifiques ont comparé des simulations climatiques réalisées sans et avec l’effet des éoliennes, selon une hypothèse réaliste de déploiement de ce type de production en 2020 sur l’ensemble du continent européen (les puissances considérées sont de 200 gigawatts installés en 2020). Principale conclusion, les différences introduites par les éoliennes restent très faibles par rapport à la variabilité naturelle du climat : dans certaines régions, cette différence atteint au maximum 0,3°C en température et on observe une baisse de quelques pourcents des cumuls de précipitations saisonnières (ces valeurs étant uniquement significatives en hiver).

Ces légères différences proviendraient en partie de la superposition d’effets locaux dans les régions fortement couvertes en éoliennes et d’une légère rotation des vents d’ouest vers le Nord sur l’Europe de l’Ouest. Mais elles restent nettement plus faibles que les différences typiques de températures ou de précipitations d’un hiver à l’autre, et leurs implications sur l’énergétique globale de la terre sont bien moindres que celle du changement climatique dûà l’augmentation des gaz à effet de serre.

Dans ce contexte, il est nécessaire de produire de nouvelles études utilisant d’autres modèles et différents scénarios de développement de production d’énergie éolienne pour déterminer précisément quelles seront les conséquences d’un déploiement encore plus massif de l’éolien à l’horizon 2050. Une question essentielle sera d’évaluer les effets d’un doublement voire d’un triplement des puissances étudiées ici, s’agissant de l’ordre de grandeur envisageable dans les quarante prochaines années.

Notes :

1 Cette étude a été pilotée par deux laboratoires français : le Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (CNRS / CEA / UVSQ) qui fait partie de l’Institut Pierre-Simon Laplace, et l’Institut de technico-économie des systèmes énergétiques au CEA

Références :

Regional climate model simulations indicate limited climatic impacts by operational and planned European wind farms. R. Vautard, F. Thais, I. Tobin, F.-M. Bréon, J.-G. Devezeaux de Lavergne, A. Colette, P. Yiou, and P. M. Ruti, Nature Communications, Publié en ligne le 11 février 2014.
DOI : 10.1038/ncomms4196
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Photos : (c) Augustin Colette | (c) Robert Vautard

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Alstom : premier contrat d’exportation pour son éolienne géante

Alstom : premier contrat d'exportation pour son éolienne géanteAlstom a annoncé mardi la signature d’un contrat portant sur la fourniture de 5 éoliennes en mer destinées à la ferme pilote de Block Island (30 MW), avec Deepwater Wind aux Etats-Unis.

Le projet, situé au large des côtes de l’état du Rhode Island (Etats-Unis) et dont la mise en service est prévue en 2016, sera un des premiers parcs éoliens en mer du pays et le premier au monde utilisant l’Haliade 150-6 MW, la plus grande turbine installée en mer. Les cinq éoliennes produiront environ 125.000 MWh d’électricité par an au total, permettant d’alimenter l’équivalent de plus de 17.000 foyers.

Ce projet sera le premier contrat français destinéà l’exportation dans le domaine de l’éolien en mer et s’appuiera sur la base industrielle française d’Alstom actuellement en développement. Ces éoliennes ont été développées au centre de Recherche et de Développement sur les Energies Marines d’Alstom à Nantes. Elles seront construites dans les deux usines Alstom de Saint-Nazaire dont la construction se terminera fin 2014 (nacelles et alternateurs) et dans celle de Cherbourg (pales et des mâts), pour laquelle une demande de permis de construire a été déposée. Au total, ces usines devraient créer 5.000 emplois directs et indirects.

Dans le cadre de ce contrat, Alstom fabriquera les cinq Haliade 150-6 MW et assurera les services de maintenance pour le parc éolien de Block Island (propriété de Deepwater Wind1 ) pendant 15 ans.

L’Haliade 150-6 MW fonctionne sans boîte de vitesse (par entraînement direct), grâce à un alternateur à aimants permanents. Elle est également équipée de la technologie Alstom Pure Torque(r) qui optimise sa performance en protégeant l’alternateur, grâce à un report des efforts mécaniques indésirables du vent vers le mât de l’éolienne, conçue pour une efficacité et une fiabilité optimale. Son rotor d’un diamètre de 150 mètres offre un rendement énergétique de 15 % supérieur à celui des turbines offshore existantes, participant à la réduction du coût de cette énergie.

Le contrat signé auprès de Deepwater Wind est une étape importante pour l’activitééolienne d’Alstom car il permet, d’une part, de poursuivre le développement technologique de l’Haliade 150 et, d’autre part, d’ouvrir des perspectives à l’international pour notre base industrielle française en cours d’établissement, en complément d’un marché domestique fort. Nous allons pouvoir démarrer la production dans les usines de Saint-Nazaire et mettre en œuvre concrètement nos différents partenariats, en particulier avec des PME locales” a déclaré Jérôme Pécresse, Président d’Alstom Renewable Power.

Le projet Block Island pourrait constituer la première étape vers un projet de plus grande envergure : un parc éolien offshore d’une puissance supérieure à 1 GW soutenu par un système de transport électrique régional reliant Long Island, New York, et le sud-est de la Nouvelle Angleterre. Le projet s’intègre au programme éolien en mer “Smart from the Start“, piloté par le Bureau de Gestion de l’Energie Marine (Bureau of Ocean Energy Management), qui vise à accélérer le développement de l’éolien offshore le long de la côte est des États-Unis.

Ce projet représente une étape technologique importante pour l’Haliade 150-6MW.

Après l’installation de deux démonstrateurs, l’un à terre au Carnet (Loire-Atlantique) et l’autre en mer à Ostende (Belgique), cette ferme pilote permettra de poursuivre le développement technologique nécessaire avant le lancement de la production en série.

En France, Alstom équipera les 3 champs remportés par EDF EN et ses partenaires dans le cadre du premier appel d’offres éolien français (Courseulles-sur-Mer, Fécamp et Saint-Nazaire) et participe actuellement, avec EDF, au second appel d’offres concernant les champs du Tréport et des Deux Iles (Yeu-Noirmoutier).

En Allemagne, KNK Wind (société de développement de projet pour Arcadis Ost 1) a choisi l’Haliade 150-6 MW en Décembre 2013, dans le cadre d’une demande de permis de construire liée à la mise en service de 58 éoliennes offshore sur environ 30 km2 en mer Baltique.

Alstom : premier contrat d'exportation pour son éolienne géante

Pourquoi développer des parcs éoliens en mer ?

Installées en mer, les éoliennes constituent des technologies renouvelables de pointe, spécifiquement conçues pour résister à un milieu marin très exigeant. Elles sont également plus puissantes que leurs consœurs terrestres et bénéficient de vents plus forts et plus réguliers qu’à terre. Elles sont raccordées au réseau électrique par des câbles sous-marins qui les relient à un poste électrique en mer situé au centre du parc. Une liaison électrique sous-marine puis souterraine relie le parc au réseau électrique national.

Potentiel du marché européen

L’éolien en mer se développe en Europe depuis le début des années 2 000 et a connu une forte croissance au cours des dernières années.

Début 2013, 55 parcs éoliens en mer, d’une capacité cumulée de 4,9 GW étaient en service dans dix pays : Royaume-Uni, Danemark, Pays-Bas, Allemagne, Belgique, Suède, Finlande, Irlande, Norvège et Portugal.

Selon l’Association Européenne de l’Energie Eolienne (EWEA), la puissance installée en Europe pourrait atteindre 40 GW en 2020.

Le marché européen de l’éolien en mer est soutenu par un cadre réglementaire favorable dans de nombreux pays européens. Ainsi, l’Allemagne vise un objectif de 23 GW installés d’ici à 2030 et le Royaume-Uni de 32 GW d’ici 2030.

Le dynamisme et le potentiel de développement du marché européen de l’éolien en mer est une opportunité pour l’essor d’une filière industrielle française pérenne, qui pourra ainsi exporter son savoir-faire et ses technologies au-delà des frontières de l’hexagone.

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Un méga-projet solaire de 250 MW au Japon d’ici 2018

Un méga-projet solaire de 250 MW au Japon d'ici 2018Le autorités de la préfecture d’Okayama (sud-ouest) au japon ont annoncé le 31 janvier dernier avoir donné leur autorisation pour construire une méga-centrale solaire qui sera située dans la ville de Setouchi.

Selon le plan élaboré par la société en charge du projet basée à Tokyo, les installations solaires seront développées dans une zone d’environ 260 hectares dans un champ de sel d’une superficie de 500 hectares. La construction débutera dans les 30 jours suivant l’octroi du permis délivré par la préfecture pour un achèvement complet prévu en septembre 2018.

Faisant écho à la catastrophe de Fukushima en 2011, et pour diversifier son mode de production électrique, le gouvernement japonais a décidé en septembre 2012 de lancer un projet de centrale solaire d’une puissance de 250 MW.

Afin de dynamiser la future localité, faire la promotion d’évènements culturels et préserver l’environnement naturel, il a été prévu d’implanter diverses installations comme des centres de données, un parc aquatique et d’autres complexes.

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eCARE, expérimentation pré-industrielle de centrale solaire thermique

eCARE, expérimentation pré-industrielle de centrale solaire thermiqueLa ressource solaire est fluctuante par définition ; être capable d’estimer et caractériser le plus précisément possible l’historique de cette ressource est essentiel pour analyser la faisabilité technico-économique et garantir le fonctionnement optimal d’une centrale solaire.

Le centre Observation, Impacts, Energie (O.I.E.) MINES ParisTech élabore des méthodes de caractérisation et prédiction de la ressource solaire. C’est à ce titre que le centre O.I.E. participe à une expérimentation pré-industrielle, le projet eCARE, qui vise à la mise au point d’une centrale solaire thermique à concentration de type linéaire de Fresnel.

Cette centrale solaire à concentration étudiée dans le projet eCARE co-financé par L’ADEME et les Investissements d’Avenir a pour vocation de produire de la chaleur. Cette énergie thermique peut être alors utilisée directement par exemple pour des procédés industriels. Elle peut être aussi convertie en énergie électrique soit par une turbine soit via une centrale thermique dite à flamme (charbon, gaz, etc.) existante pour laquelle l’ajout de chaleur issue de renouvelable permet de minorer la consommation d’énergie fossile et les émissions de CO2 ou d’autres polluants.

L’objectif de ce démonstrateur est de lever des verrous technologiques autour du rendement d’une chaudière solaire à concentration de type linéaire de Fresnel, du développement de stockage, de la réduction des coûts, et de valider scientifiquement une méthode de caractérisation et d’estimation de la ressource solaire.

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Siemens équipera un champ de 8 éoliennes dans l’Aisne

Siemens équipera un champ de 8 éoliennes dans l'AisneL’allemand Siemens a été retenu par le producteur d’énergie Enertrag pour équiper un parc éolien situéà Remigny Ly-Fontaine dans l’Aisne avec 8 turbines éoliennes SWT-2.3-101, une technologie largement éprouvée.

Cette commande est la première décrochée par Siemens en France pour Enertrag, producteur indépendant d’électricité provenant exclusivement des énergies renouvelables et principalement de l’énergie éolienne.

Les turbines affichent une capacité unitaire de 2,3 MW et un diamètre de rotor de 101 mètres.

Le parc, d’une puissance de 18,4 MW au total, permettra ainsi d’approvisionner près de 24.000 personnes en électricité verte dans la région. La construction et la mise en service sont prévues pour novembre 2014.

Pour Andreas Goergen, Directeur du Secteur Energie de Siemens France, “Siemens est un outil industriel au service de la transition énergétique, en France. Cette commande nous confirme dans nos efforts afin de bâtir des partenariats franco-allemands et renforce la position de la France au sein du Groupe. Nous espérons que ce premier projet éolien mené avec Enertrag sera la base d’une collaboration fructueuse pour de nombreux projets à venir“.

Nous sommes heureux que le parc éolien de Remigny Ly-Fontaine puisse voir le jour à la fin de cette année. Eprouvées industriellement et prévues pour les zones bien ventées comme le sont les plateaux agricoles du nord de l’Aisne, les machines Siemens sont parfaitement adaptées au site de Remigny Ly-Fontaine” a ajouté Thierry Vergnaud, Directeur général d’Enertrag France

A ce jour, Siemens dispose d’un parc installé comprenant plus de 13.000 turbines éoliennes dans le monde, pour une puissance cumulée d’environ 21 gigawatts. En France, les éoliennes Siemens équipent déjà une quinzaine de parcs éoliens terrestres pour une puissance cumulée supérieure à 300 mégawatts et plus 90 MW en cours d’installation.

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Lancement de l’Appel à Manifestations d’Intérêt “énergies renouvelables”

Lancement de l'Appel à Manifestations d'Intérêt Le gouvernement** a annoncé le lancement d’un appel à manifestations d’intérêt (AMI) «énergies renouvelables » dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA) piloté par l’ADEME pour le compte de l’État.

Les énergies renouvelables constituent un enjeu majeur pour la France en termes de compétitivité (coût de l’énergie et indépendance énergétique), d’emploi (production, installation et maintenance) et d’environnement (réduction des gaz à effet de serre, qualité de l’air…).

Ces dernières années, l’État s’est engagéà plusieurs reprises pour l’innovation dans les énergies renouvelables. En 2011, une première vague d’appels à projets portait sur les énergies solaires et éoliennes*.

En 2012 et 2013, une seconde vague d’appels à projets ciblait la géothermie, les énergies marines et le stockage de l’énergie.

En 2014, l’État vient compléter ce soutien à l’innovation par un nouvel appel à manifestations d’intérêt du PIA qui couvre un large périmètre des énergies renouvelables ainsi que l’hybridation des sources renouvelables, tout en ciblant des applications précises.

Le nouvel AMI vise principalement :

► quatre types d’énergies renouvelables : le solaire photovoltaïque, le solaire thermique, l’éolien et le froid renouvelable ;

► l’hybridation des solutions renouvelables à la fois entre elles, avec les sources d’énergies traditionnelles mais également avec les moyens de stockage (l’enjeu est de pallier au caractère variable de certaines sources de production renouvelables en misant sur la complémentarité et l’optimisation du fonctionnement conjoint des différentes sources d’énergie).

L’AMI est donc ouvert non seulement aux énergies renouvelables mais également à des systèmes hybrides qui permettent de mutualiser et de coupler plusieurs moyens de production d’électricité et de chaleur afin d’optimiser leur gestion et de réduire le coût de l’énergie.

Cet AMI s’inscrit dans le cadre du programme «Démonstrateurs et plateformes technologiques en énergies renouvelables et décarbonées et chimie verte» des Investissements d’Avenir, doté de 1 125 M€ et opéré par l’ADEME depuis 2010.

L’AMI est ouvert jusqu’au 2 octobre 2015 (sur une durée de 20 mois avec trois relevés espacés d’environ 6 mois). Les projets peuvent être soumis pendant toute la période d’ouverture de l’appel à manifestations d’intérêt. Ils seront instruits par l’ADEME en trois vagues successives, selon le calendrier ci-dessous :

>>
1ère clôture intermédiaire : 3 septembre 2014
>> 2ème clôture intermédiaire : 3 mars 2015
>> Clôture finale : 2 octobre 2015

La taille minimale des projets attendus est de 3 M€ (par exception, 1,5 M€ pour les technologies solaire thermique et d’hybridation dans le bâtiment).

* Pour plus d’informations sur les modalités et les critères de sélection des projets, consultez le site de l’ADEME (ici).

** Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, Philippe Martin, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et Louis GALLOIS, commissaire général à l’Investissement

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L’EPAHD villa St-joseph de plélan-le-grand se chauffe au solaire

L'EPAHD villa St-joseph de plélan-le-grand se chauffe au solaireDans les établissements de santé, en plus des besoins de chauffage et d’eau chaude sanitaire, différents postes génèrent une consommation d’énergie importante : blanchisserie, stérilisation, restauration…

Ainsi, la facture énergétique représente un poids important dans le budget de ce type d’établissements. Dans ce contexte, la réalisation d’économies grâce à des solutions de production solaire d’eau chaude prend tout son sens.

L’EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) Villa St Joseph a déjà sauté le pas en 2010, avec la mise en place de 37 m2 de panneaux solaire thermique.

4 questions à Philippe Berrou, directeur de l’EHPAD « Villa St Joseph »

Présentez-nous votre établissement…

L’association « Villa Saint Joseph » propose aux personnes âgées qui le souhaitent un cadre institutionnel qui leur permet de vivre dignement. Elle entend assurer un accueil garantissant aux résidents un lieu de vie, un lien social, des soins, un accompagnement en fin de vie qui intègre tous les aspects de la dignité de la personne. A cet effet elle assure la gestion, l’entretien, le fonctionnement et l’évolution de l’EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) « Villa St Joseph » dont le siège est à Plélan-Le-Grand.

L’EHPAD «Villa St Joseph» peut accueillir 85 personnes dans un ensemble d’une dizaine de bâtiments datant de 1852 et étendu en 1990.

Pourquoi avez-vous choisi de mettre en place une installation solaire thermique ?

Il y a trois ans, l’association Villa Saint Joseph a choisi de varier l’origine de la production de son énergie. Parmi les postes les plus énergivores, la consommation d’eau chaude s’est révélée être la plus importante. En effet, l’EHPAD consomme en moyenne 6 m3 d’eau chaude par jour pour les sanitaires et la cuisine. Jusqu’en 2010, date de l’installation solaire, cette eau chaude était produite par une chaudière au fioul, source de dépenses importantes.

Comment avez-vous été accompagnés ?

L’ADEME Bretagne, nous a conseillés et accompagnés dans la mise en place de cette installation, que ce soit sur le plan du diagnostic, de la mise en relation avec un installateur ou de l’aide au financement de l’opération. Assez régulièrement, nous avons participéà des réunions techniques organisées tant avec l’ADEME qu’avec l’installateur.

Quels sont les bénéfices de ces échanges techniques ?

Ces échanges permettent de bien dimensionner l’installation en fonction de nos besoins. Nous étions par exemple fixés sur un nombre de capteurs bien plus importants que cela était nécessaire. Nous avons pu échanger sur les contraintes techniques et nous associer à la mise en place de ce projet d’avenir pour l’EHPAD.

Caractéristiques techniques de l’installation

• Surface des panneaux : 37 m2
• Ballon solaire : 2.000 L
• Appoint : fioul (le solaire vient en substitution du fioul)
• Production attendues : 20.951 kWh soit 50% des besoins => économie de 3.100 L de Fioul
• Coût de l’installation : 49.084€
• Coût de l’instrumentation : 3847€
• Production réelle : 18.000 kWh soit 35% des besoins et une économie d’environ 3.000€ par an

Cette installation a été subventionnée dans le cadre du Fonds Chaleur en 2010 et a reçu à ce titre une aide de 26.050 € de l’ADEME.

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“Un projet de loi protégeant et favorisant la croissance des PME”

Contrairement à la France, les entreprises allemandes de taille moyenne prospèrent en Allemagne. Le fondateur de La Compagnie du Vent, Jean-Michel Germa, s’est dit en faveur d’un projet de loi protégeant et favorisant la croissance des PME Françaises !

Il est absolument indispensable de faciliter la croissance de nos PME en attirant les capitaux des grands groupes, mais sans freiner les dynamiques locales au profit des stratégies internationales, notamment de délocalisation. Il ne s’agit pas d’opposer les acteurs de l’économie mais bien de veiller à des alliances vertueuses sur le modèle de ce qui fait le succès de l’Allemagne afin de créer les conditions favorables à un dynamisme entrepreneurial dans notre pays” a déclaré Jean-Michel Germa fondateur de La Compagnie du Vent.

Dans notre pays, de nombreuses PME, notamment dans le secteur en forte croissance des énergies renouvelables, ayant engagé des relations capitalistiques avec des grands groupes sont confrontées aux décisions que ces derniers sont appelés à prendre au nom de ce qu’il est convenu d’appeler « la politique de groupe ». Ces décisions peuvent prendre des formes variées et peuvent avoir des conséquences très préjudiciables pour ces PME. Cette pratique, réitérée en France depuis des années, a non seulement des répercussions dramatiques pour les actionnaires minoritaires des sociétés contrôlées par des grands groupes, mais aussi, plus généralement pour l’emploi dans les régions, et finalement pour l’économie de notre pays. En effet, la perte de confiance des fondateurs et dirigeants des PME envers les grands groupes, les conduit à limiter leur ambition de croissance plutôt que de leur céder le contrôle de leur entreprise. Pour celles dont le contrôle a été cédé, l’évolution la plus probable est l’absorption par le groupe majoritaire.

«L’absorption massive» des PME par les grands groupes français est en effet clairement identifiée par un rapport parlementaire* qui montre que les ETI françaises sont deux fois moins nombreuses que leurs homologues allemandes. Cette faiblesse à des conséquences structurelles majeures sur la capacité de notre pays à innover, croître, exporter et créer de nouveaux emplois. On sait qu’outre Rhin, un solide tissu d’ETI, au sein duquel se trouve 60% des « champions cachés » mondiaux, est responsable à lui seul de 40% des exportations allemandes**.

Or, à la grande différence de la France, les relations entre actionnaires minoritaires des PME allemandes et les groupes qui les contrôlent sont encadrées par la loi de telle sorte que les risques d’absorption sont très limités.

La tragique mésaventure de La Compagnie du Vent illustre la question cruciale des relations entre PME et grands groupes. Mieux encadrées, elles permettraient le développement de PME capables de se transformer en ETI florissantes, et aux grands groupes de profiter de la richesse créée par ces entreprises disposant d’un savoir-faire à forte valeur ajoutée et d’une technologie innovante dans des secteurs économiques en forte croissance. Un consensus se dégage enfin autour de l’idée que les PME et les ETI constituent le fer de lance de notre économie ! Il est temps de créer les conditions nécessaires, notamment juridiques, à un véritable dynamisme entrepreneurial” explique Jean-Michel Germa.

Vers une proposition de loi !

Le groupe socialiste réuni mercredi a accepté de déposer la proposition de loi de Christian Assaf sur la protection des PME et des ETI lors de leur ouverture de capital. Devant le groupe socialiste, le Député de l’Hérault a défendu une proposition de loi dont il est le rédacteur.

Cette proposition de loi vise à protéger les petites et moyennes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire d’une prise de contrôle inamicale dont l’unique but serait le pillage de leur capital humain et de leur savoir-faire.

Cette proposition de loi créera un dispositif juridique, actuellement inexistant en droit français, protégeant les PME non cotées face aux grands groupes. Si un actionnaire, ou associé, majoritaire venait à prendre des décisions délibérant contraires à l’intérêt de la société contrôlée, il devrait réparer les dommages causés, ou bien acquérir la totalité des titres des associés, ou actionnaires, minoritaires.

Cette proposition de loi sera prochainement déposée par le groupe socialiste, républicain et citoyen.

* Les Entreprises de Taille Intermédiaire au cœur d’une nouvelle dynamique de croissance, Bruno Retailleau, Sénateur de la Vendée ; Rapport remis au Premier Ministre, février 2010.

** Termes de la lettre de mission du Premier Ministre au Sénateur Retailleau

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L’éolien mondial (croissance) en recul pour la première fois depuis 1996

L'éolien mondial en recul pour la première fois depuis 1996Pour la première fois depuis 1996, l’installation de nouvelles capacités éoliennes a chuté dans le monde pour atteindre un niveau en deçà de celui affiché en 2009, selon les dernières données publiées hier par le Conseil mondial de l’énergie éolienne (GWEC).

Ainsi, en 2013, les nouvelles capacités de production d’électricité d’origine éolienne étaient de 35.467 mégawatts, soit une baisse de 22% par rapport à 2012.

Par ailleurs, le parc installé continue de croître en affichant une hausse modérée de 12,5% contre 18,8% en 2012. Fin 2013, la capacitééolienne cumulée sur la planète a dépassé le seuil des 300 gigawatts (318,1 GW), soit 5 ans après avoir dépassé celle des 100 GW.

Si 2013 a été une nouvelle année pleine de difficultés pour le secteur, les perspectives pour cette année et au-delà s’avèrent bien meilleures“, a affirmé le GWEC.

En Europe, le nombre d’installations a baissé de 8%, mais avec une concentration malsaine du marché sur deux pays, l’Allemagne et le Royaume-Uni“, a expliqué le secrétaire général du GWEC, Steve Sawyer. “En dehors de l’Europe et des Etats-Unis, le marché mondial n’a progressé que modestement l’an dernier, tiré par la Chine et par le Canada“, a t-il ajouté dans un communiqué.

L'éolien mondial en recul pour la première fois depuis 1996

La Chine demeure un marché en croissance, de bon augure pour l’industrie. L’engagement du gouvernement chinois envers l’énergie éolienne a été renforcé encore une fois par l’augmentation de l’objectif officiel pour 2020 à 200 GW, et l’industrie a répondu présent.”

La capacité installée éolienne de la Chine était de 91,4 GW à la fin de 2013, en hausse de 75,3 GW par rapport à la fin de 2012. Suivent les Etats-Unis (61,1 GW), l’Allemagne (34,2 GW), l’Espagne (23,0 GW), l’Inde (20,1 GW), le Royaume-Uni (10,5 GW), l’Italie (8,6 GW) et la France (8,3 GW), au huitième rang mondial.

Toujours d’après le GWEC, le marché de l’éolien devrait cette année – au moins – revenir au niveau de 2012 (45,2 GW), et probablement le dépasser.

L'éolien mondial en recul pour la première fois depuis 1996

En 2013, quelque 45,4% des nouvelles capacités éoliennes ont été installées en Chine (16,1 GW), selon le GWEC, devant l’Allemagne (3,2 GW), le Royaume-Uni (1,9 GW), l’Inde (1,7 GW), le Canada (1,6 GW) et les Etats-Unis (1,1 GW).

La France qui a installé seulement 0,6 GW en 2013 a étééjectée du top 10 mondial, tout comme l’Espagne, qui a coupé ses aides aux énergies renouvelables.

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Bretagne : appel à projets pour les installations solaires thermiques

Bretagne : appel à projets pour les installations solaires thermiquesL’ADEME Bretagne vient de lancer son nouvel appel à projets Fonds Chaleur – Solaire thermique, destinéà aider la mise en place d’installations solaires thermiques collectives performantes.

Les porteurs de projets sont appelés à candidater avant le 14 février 2014 pour la première session et avant le 27 juin 2014 pour la seconde session.

Le solaire thermique, filière d’avenir pour la région

La Bretagne disposait fin 2013 de près de 450 installations solaires thermiques collectives pour une production de 5 GWh (17 GWh si on compte les installations individuelles). Cette filière tend à se développer chaque année, notamment grâce aux aides de l’Etat de l’ADEME et de la Région qui permettent l’installation en moyenne de 1000 m2 de panneaux supplémentaires.

Aujourd’hui, on constate que la part des installations dans le secteur tertiaire est plus importante que celle du secteur résidentiel. Cela s’explique par la multiplication des installations solaires dans les campings et les établissements de santé.

Bretagne : appel à projets pour les installations solaires thermiques

L’appel à projets fonds chaleur – solaire thermique

Le 3ème appel à projets régional Fonds Chaleur – Solaire thermique cible tous types de maîtres d’ouvrage à l’exclusion des particuliers.

Les secteurs dont la consommation d’eau chaude est importante et constante toute l’année sont prioritairement concernés(le logement social, la santé, l’hébergement touristique, les industries agro-alimentaires et autres, les équipements sportifs type piscines et salles de sport…).

Les dossiers présentés devront répondre aux caractéristiques suivantes :

• une surface minimale des capteurs de 7 m2,
• une production d’énergie solaire annuelle du ballon supérieure à 400 kWh/m2,
• une couverture solaire comprise entre 40 et 70% pour les bâtiments et au moins 20% pour les process industriels,
• un investissement solaire inférieure à 1000€/m2 de panneaux pour les installations comprises entre 7 et 50 m2 et 800€/m2de panneaux pour celles supérieures à 50 m2.
• les besoins en eau chaude sont précisément évalués notamment via une campagne de mesure
• les performances des installations doivent être suivies

Une assistance à maîtrise d’ouvrage a été mise en place par l’ADEME afin d’aider les porteurs de projet à dimensionner au mieux leurs installations. Les conditions de cet appel à projets ainsi que les dossiers de candidatures disponibles sur le site de l’ADEME Bretagne.

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